Le consentement : un apprentissage essentiel dans toutes nos relations
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, j’ai eu le plaisir d’animer un atelier consacré au consentement au Village Charlot, le centre culturel de Beausoleil.
Cette rencontre m’a donné envie de revenir sur un sujet essentiel. Les questions que soulève le consentement dépassent largement le cadre de la sexualité : elles traversent toutes nos relations et nous concernent tout au long de la vie.
Le consentement ne se limite pas aux relations intimes
Lorsque l’on parle de consentement, on pense souvent à la sexualité. C’est pourtant une notion beaucoup plus large.
Respecter les limites d’une personne, demander son accord avant un geste, accepter un refus sans insister, vérifier que l’autre est réellement d’accord… Ces attitudes participent à des relations plus respectueuses, qu’elles soient affectives, amicales, familiales ou professionnelles.
Le consentement est aussi au cœur de la relation de soin : tout examen ou geste médical nécessite une information adaptée et l’accord libre de la personne.
Le consentement est avant tout une manière de reconnaître l’autonomie et les choix de chacun.
À quoi ressemble un véritable consentement ?
Au cours de l’atelier, nous avons exploré les caractéristiques d’un consentement valide.
Il est :
- libre, sans pression ni contrainte,
- éclairé, avec les informations nécessaires pour faire un choix,
- spécifique à une situation donnée,
- réversible : chacun peut changer d’avis à tout moment,
- clairement exprimé.
Un point mérite d’être rappelé : céder n’est pas consentir.
Accepter pour éviter un conflit, par peur de décevoir, suite à une insistance répétée ou parce que l’on se sent redevable ne constitue pas un consentement libre…
Avant de consentir à l’autre, apprendre à s’écouter
L’une des réflexions que je trouve particulièrement importantes concerne ce que l’on pourrait appeler l’auto-consentement.
Avant de répondre à une demande, il peut être utile de s’interroger :
- Est-ce vraiment ce que je souhaite ?
- Est-ce que je fais ce choix pour moi ou pour répondre aux attentes de quelqu’un d’autre ?
- Est-ce que je me sens libre de dire non ?
Ces questions sont souvent au cœur des accompagnements thérapeutiques. Elles permettent de mieux identifier ses besoins, ses limites et ses envies.
Les bonnes intentions ne suffisent pas toujours
Au cours de l’atelier, plusieurs situations du quotidien ont permis d’alimenter les échanges.
Publier une photo d’une personne sans lui demander son accord, prendre spontanément le bras de quelqu’un pour l’aider, poser la main sur le ventre d’une femme enceinte ou insister après un premier refus sont autant d’exemples qui invitent à réfléchir.
L’intention peut être bienveillante, mais elle ne remplace jamais la demande de consentement.
Une question simple suffit souvent : « Est-ce que je peux ? »
Un sujet qui mérite d’être discuté
Le consentement ne se résume pas à une règle juridique. Il constitue un véritable outil de prévention des violences, mais aussi un levier pour construire des relations plus sereines, plus respectueuses et plus authentiques.
Dans mon activité de sexothérapeute et thérapeute de couple, ces questions émergent régulièrement, qu’il s’agisse de communication, de désir, de respect des limites, d’intimité ou de vie de couple.
Parce qu’apprendre à exprimer un « oui » ou un « non » est une compétence relationnelle essentielle, il me semblait important de prolonger ici les échanges initiés lors de cette journée à Beausoleil.

Le clin d’œil culturel
La vidéo Tea Consent ou Le consentement expliqué avec une tasse de thé est devenue une référence internationale pour illustrer, avec humour et pédagogie, les principes fondamentaux du consentement. Bien qu’elle simplifie certaines situations, elle constitue un excellent point de départ pour engager la réflexion.
Adresse
- Medical Center One - L’Alcazar - 1er étage
- 3 boulevard du Général Leclerc
- 06240 Beausoleil
